livraison de courses

Pourquoi vouloir révolutionner la livraison du dernier kilomètre ?

Alors que les consommateurs plébiscitent de plus en plus le commerce de proximité, les grandes enseignes font souvent venir leurs produits d’entrepôts en banlieues. Sachant que 80% des produits achetés en ligne sont en fait présents à proximité de l’acheteur, révolutionner la livraison du dernier kilomètre devient une nécessité.

À une époque où l’on parle de plus en plus de faire la chasse aux gaz à effet de serre, le transport de marchandises participe à hauteur de 25 % aux émissions de CO2 en ville. En particulier dans les grandes agglomérations.[1] Et ce n’est pas tout : selon la ville de Paris, 1 véhicule sur 5 circule pour livrer : le transport de marchandises pèse ainsi pour près de 50% de la consommation de diesel.

La livraison à véhicule participe donc grandement à la congestion des centres-villes.

Côté livreurs, ce n’est pas très glorieux non plus. Les livreurs en CDI ont des conditions de travail difficiles. Les nombreux avis Indeed d’anciens salariés en témoignent. Entre des horaires à rallonge, un travail peu payé et la dureté des conditions de l’emploi, les entreprises ont du mal à garder leurs livreurs salariés.

« Entreprise la plus médiocre au monde
Entreprise à éviter, système de voleur, pas du tout à l’écoute, font l’autruche quand tu les appelle surtout les responsables, ne paient pas les heures supplémentaires, travail laborieux fatigant et lourd, aucune perspective de bien être pour le dos. Best des best des entreprise top 1 des impayeurs d’heures supplémentaires »
Chauffeur livreur (ancien employé) –  Épinay-sur-Seine (93) – 6 mars 2018

Les polémiques de l’uberisation s’appliquent aussi à la livraison. Du fait de leur statut d’indépendant, les livreurs ne bénéficient ni du droit au chômage, ni de couverture santé. Ils doivent multiplier les heures et rester flexibles pour espérer dégager des revenus décents.[2] Etant payés à la vitesse et à l’efficacité, les livreurs prennent souvent des risques inconsidérés. 16% des livreurs utilisent des scooters en toute illégalité pour livrer plus vite.

Enfin, les livraisons ne sont pas assez rapides pour les besoins des consommateurs : seulement 5% des livraisons sont faites en moins de 2h à Paris selon Laetitia Dablanc.

Avec la livraison collaborative d’Off Course, nos livreurs sont des voisins piétons pour ne pas polluer ou embouteiller. En plus de créer du lien dans les centres villes, cela permet d’arrondir ses fins de mois sans uberisation. En effet, nous limitons les gains mensuels d’un livreur à 400€ par mois pour rester dans une démarche d’entraide de voisins.

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